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Jocelyne
Langlois
Artiste
peintre et poète
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" Peintre d’atmosphère,
je suis réputée
pour mes jeux d’ombre et de lumière
et la composition minutieuse
de mes sujets champêtres.
J’ai participé à plus de 60 expositions
et événements, dont plusieurs solos. " |
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Présidente
fondatrice du Groupe Festiv-Art Express, mon implication communautaire
dans le cadre des Journées de la culture valut une résolution
de félicitations de la Ville de Montréal (Arr. LaSalle).
Mes tableaux se retrouvent dans plusieurs collections corporatives et
privées au Québec, au Manitoba et en Colombie-Britannique. |
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Démarche artistique...
Disons que vous êtes âgé(e) de
18 ans, ayant vécu jusque là en vase clos, surprotégé(e)
par vos parents, donc encore empreint(e) de naïveté et d’innocence,
en 1970, en pleine révolution culturelle, réforme scolaire,
crise de l’enseignement et ayant dû faire vos études secondaires
dans 4 écoles différentes à cause du bas taux
de natalité, les professeurs vous déclarant à répétition :
" Oubliez les
Beaux-arts - il n’y a pas de travail dans ce domaine-là ! "
" Oubliez la
littérature - il n’y a aucun débouché ! "
" Oubliez la
pédagogie
car il n’y aura pas assez d’élèves
d’ici CINQ ANS
pour vous garantir un poste
à la fin de vos études UNIVERSITAIRES ! " |
| Tous mes
rêves se sont écroulés, l'un après l'autre.
Moi qui rêvais de gagner ma vie comme artiste peintre, écrivain
célèbre ou professeur admiré, j'ai dû renoncer
à tout projet personnel, puisque les figures d’autorité
condamnaient mes choix. De surcroît, personne au monde n'avait
remarqué que j’avais un certain talent. C’est ainsi que je me
suis résignée tant bien que mal à essayer de me
conformer au moule de la société de l’époque. La
tristesse m’accompagnait tous les jours. |
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Heureusement,
j'étais dotée de ténacité et, quelque part
en mon for intérieur, jamais je ne renonçai vraiment à
mes rêves, tenus secrets. Je m'exprimais tantôt par l'écriture,
tantôt par des gribouillis ou des croquis rapides. L’âme
d’artiste ne pouvait renoncer à sa force vitale et se manifestait
tantôt par une attitude parfois rebelle, tantôt par un esprit
plutôt indépendant. Bien que de façon douloureuse,
la vie fit en sorte que je pris enfin conscience de ma destinée
et me voici à vous la partager. |
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En effet,
vers 1989, je fus atteinte de fibromyalgie et pendant ma longue convalescence,
une question me revenait en leitmotiv : quelle leçon dois-je
apprendre pendant ma convalescence? Mon conjoint Louis, un jour me dit :
" Jocelyne, j'aurais aimé avoir ton talent en dessin ".
Cette révélation pour moi qui n'étais même
pas consciente de mon habileté fit boule de neige. La réponse
à mon questionnement se présenta d'elle-même par
la suite : la leçon que je devais tirer consistait à
développer mes talents, en dormance jusque là.
Je travaillais alors et travaille toujours comme
secrétaire juridique. Je me suis dit que je pourrais réorienter
ma carrière vers les arts lorsque sonnerait l'heure de la retraite.
Un - présumé - hasard fit en sorte qu'il n'y avait pas
assez d'inscriptions au cours de dessin que je désirais suivre
et mit sur ma route Marguerite Pronovost qui devint mon premier professeur
de peinture à l'huile. Professeur extraordinaire, elle enseignait
au Centre de loisirs St-Justin, en donnant le meilleur d'elle-même
et partageant ses connaissances des secrets du métier avec une
extrême générosité. Plusieurs fois encore
le sort a mis sur ma route des personnes et circonstances m'ayant permis
d'approfondir mes connaissances et d'explorer toutes sortes d'avenues
dans cette maîtrise artistique. En 1996, j'ai été
acceptée comme étudiante à l'Université
Concordia où j'y ai étudié entre 1996 et 1998,
en m'amusant à sortir des sentiers battus. Toutefois, je n'y
ai pas trouvé ce que je cherchais. |
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Ma réponse,
je l'ai obtenue en visitant la rétrospective des oeuvres de Jacques
Hurtubise, au Musée des Beaux-arts de Montréal. Sur vidéo,
l'on pouvait voir cet artiste de grand talent expliquer que depuis que
les Beaux-arts étaient entrés à l'Université,
les artistes se sont mis à parler au lieu de peindre, enchaînant
par " Moi, je suis un artiste et par définition un
artiste, ça peint, alors moi je peints au lieu de parler. Il
faut savoir ce que l'on aime faire : peindre ou parler ". |
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Cela m'éclaira
sur le fait que moi, ce que j'aime faire, c'est peindre et exposer mes
oeuvres. Alors, à la fin de ma session, j'ai abandonné
mon programme à l'Université et suis retournée
aux enseignements initiaux de Marguerite Pronovost, en les enrichissant
d'autres notions apprises par l'entremise d'autres professeurs importants,
tels Wang Chui, maître en peinture à l'huile. |
| En 1998,
je me suis enfin reconnue comme artiste. La boucle est bouclée.
Je souffre de moins en moins de fibromyalgie, les crises devenant épisodiques;
du moins, j'ai appris à vivre avec la douleur. Je ne prends aucun
médicament à cet égard. L'art, au service de la
santé, c'est formidable. |
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Lorsque je
peints, et je dois d'abord aimer ce que je peints, je garde toujours
à l'esprit qu'un jour une personne désirera acquérir
une de mes oeuvres; et, par conséquent, je respecte les règles
de l'Art, oui, ces fameuses règles de l'Art qui feront en sorte
que mes peintures pourront être transmises de génération
en génération. |
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Bilan : avec
la maturité acquise et une certaine dose de courage, à
52 ans bien sonnés, j’ai atteint certains de mes objectifs :
une certaine renommée en tant que peintre et poétesse
et je donne à l'occasion des cours privés de dessin. J'approche
de mon but : être une artiste reconnue. D'une certaine façon,
c'est vrai : via l'internet, voie inter..nationale. J’ai réalisé
plusieurs de mes rêves et plusieurs projets occupent mes pensées,
tout cela grâce à ce cher Louis qui a été
le premier à reconnaître mes habiletés, tant pour
l'écriture que la peinture et qui m'encourage dans mes démarches.
J'ai redécouvert le sens du mot ténacité, ce cadeau
du Ciel, une qualité qui passe trop souvent inaperçue.
Sans vouloir être moralisatrice, je vous encourage à poursuivre
tout rêve positif. |
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Une seule
étiquette peut s’appliquer à ma démarche :
celle de baby boomer; alors, il est sans doute normal que je
commence à rêver à ma retraite. Un peu comme dans
un conte, j’ai laissé derrière moi de petites roches dans
un sentier. La promenade, avec ses longues ascensions vivifiantes et
ses percées de soleil se faufilant entre des bouleaux longilignes
n’est pas une fin, mais est agréable en soi, et je me rapproche
lentement vers le haut de la montagne d’où la vue est belle à
vous couper le souffle. L’on dit que l’on vit sa retraite comme l’on
a vécu sa vie, alors, au rythme où ça va, je n’aurai
même pas le temps de mourir! |
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Et si j'avais
su, que serais-je devenue? |
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J'ai éprouvé beaucoup de chagrin lorsque
j'ai réalisé que cette tristesse profonde m'ayant habitée
pendant de trop nombreuses années résultait de mes propres
choix de vie. J'avais fait fausse route en me fiant aux mauvais conseils
de professeurs sans doute bien intentionnés. Je me suis dit que
si j'avais vraiment eu la vocation, j'aurais poursuivi ma voie en dépit
des difficultés et que c'est tant pis pour moi si je n'ai pas
fait les sacrifices dans la fleur de l'âge. Mais je ne vais pas
vous raconter toute ma vie, d'autres facteurs sont aussi entrés
en ligne de compte. Lorsque la tristesse m'assaille, je me réconforte
en me disant qu'à 18 ans, je manquais de maturité et que
ma timidité extrême m'empêchait de m'épanouir.
Qui dit que j'aurais eu du succès entre l'âge de 18 et
de 40 ans ou que j'aurais eu une production valable et intéressante?
Face aux échecs ou aux lenteurs, j'aurais sans doute manqué
de courage et cédé au découragement. J'aurais peut-être
même cessé de peindre et je ne serais sans doute pas en
train d'écrire ces lignes. Par contre, de par mon travail de
secrétaire juridique, j'ai pu acquérir de la discipline
et des connaissances qui me sont d'un grand secours dans ma carrière
artistique actuelle. |
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Ce qui m'inspire...
Je crois au droit à la beauté universelle,
en la sérénité et au rôle passager de l'homme
sur cette terre. Étant d'une nature plutôt magnanime, j'ai
plus d'une fois " donné la chance au coureur "
et il en va ainsi dans la majorité de mes oeuvres. Je crois fortement
que tout être humain a le pouvoir de se transformer et de s'améliorer,
comme cela se passe dans la nature. Le temps passe, l'homme passe, tout
passe, et je crois que c'est mon rôle en tant qu'artiste d'évoquer
ces moments fugitifs où l'on saisit au vol notre dernière
chance avant que tout ne soit terminé. |
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Dans mes oeuvres, j'évoque ainsi le passage
du temps, dépeignant souvent des instantanés volés
au continuum, aux dieux de la vitesse et de l'urbanité. J'essaie
d'immortaliser ces pauses grâce à l'illusion de la peinture,
entre l'aube et le crépuscule, ces moments où l'on respire
profondément par le ventre cet air pur revigorant, savourant
ces instants précieux, lorsqu'on fait un avec les vibrations
de la terre, lorsqu’on profite de l'occasion unique qui nous est offerte
dans une journée d'être témoin de cette lutte amicale
entre les forces du jour et de la nuit où, continuellement, l'ombre
s'avère vainqueur, forçant la lumière à
se retirer dans son sillage. J'aime reproduire avec mes couleurs ce
rapport de force entre les puissances des ténèbres et
la vigueur de cette énergie lumineuse livrant son dernier combat
quotidien. |
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J'aime également peindre ce qui me rappelle
notre rapport avec l'univers et le créateur, reproduire à
ma façon la beauté surnaturelle des charmes sylvestres,
l'impression d'éternité qui m'envahit chaque fois que
j'observe le flux et reflux de l'océan, celui de notre majestueux
Saint-Laurent, les flots et clafoutis de nos innombrables lacs québécois,
les couchers de soleil majestueux qui transforment nos cieux et lacs
en kaléidoscopes incandescents. |
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De plus,
j'aime les évocations de la vie d'autrefois : les
vastes demeures ancestrales de la région de Québec pouvant
abriter de grandes familles aujourd'hui disparues et la route de la
Nouvelle-France, bordée de caveaux, me rappelant combien la vie
d'autrefois était menée par le dur labeur et la discipline
au rythme des saisons tandis que notre vie est facilitée par
la technologie, un peu vide, avec nos familles éclatées
et la disparition de nos rites religieux et familiaux. Les vieilles
granges abandonnées et les fermes subsistantes me servent de
leçon d'humilité face à nos besoins primordiaux.
J'aime les grands espaces de la région du Baskatong, les rivières
impétueuses, les boisés enchantés de Mascouche
où se cachent sans doute des elfes et farfadets, et ceux des
Laurentides plus pragmatiques. J'aime peindre les derniers soubresauts
de lumière évanescente avant que l'illusion de la vie
ne s'éteigne à tout jamais. J’ai vu cet été
le plus beau coucher de soleil de ma vie : il s’est couché
face au fleuve Saint-Laurent, à Kamouraska. Un tableau en témoignera.
On trouve rarement des personnages dans mes paysages, pour mieux évoquer
un moment d'évasion dans la solitude et la " sainte
paix " régénératrice, mais, il me fait
plaisir d'en inclure, à l'occasion, lorsque je désire
évoquer l'amitié. |
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Je ne peints jamais lorsque je me sens triste, de mauvaise
humeur, frustrée ou en colère car je crois fermement que
toute oeuvre véhicule dans ses pigments et jusque dans les fibres
du canevas, l'énergie de son créateur. À l’abri
du négativisme, j'espère ainsi apporter quelques moments
paisibles à toute personne qui regarde mes tableaux. Chacun d'entre
nous a une mission à accomplir sur cette terre. Si je peux apporter
un peu de beauté, de paix et de sérénité
en ce monde tourmenté, qu'il en soit ainsi, mes efforts n'auront
pas été vains et j'aurai accompli ce qui est peut-être
ma mission de vie sur cette terre. |
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Il m'arrive souvent de m'inspirer de photos prises
en plein air et que j'utilise ensuite à l'atelier. J'interprète
le paysage en conservant ce qui me plaît, en éliminant
ce qui me déplaît et en ajoutant tout détail selon
mon imagination. J'essaie surtout d'interpréter au moyen des
couleurs l'émotion exacte qui m'habitait au moment de la prise
photo. Comme on vit au 3e millénaire, ce sont de pratiques
références, mais sans de solides connaissances en composition,
dessin et couleurs, toute photo ne me servirait guère à
grand' chose. |
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En plein air,
je fais souvent des pochades que je complète ensuite en atelier,
à l'abri des moustiques et de l'éblouissement du soleil
pour éviter que mes couleurs ne soient trop foncées. |
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Bien que peignant en général de façon traditionnelle,
je consacre une partie de mon temps à étudier l'impact
de nouveaux produits, tels médiums à peindre, solvants
et liants qui sont constamment mis en vente sur le marché, afin
de savoir s'ils me conviennent et s'ils permettront une meilleure conservation
de mes oeuvres.
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| Si
vous avez des questions ou commentaires,
n’hésitez pas à communiquer avec moi. |
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