Jocelyne Langlois
Poèmes choisis


Musique

Une soirée-poésie à la gare de Prévost...







POÈMES CHOISIS


Mon premier poème

Dans le ciel immense
Dans une ronde dansent
Mille étoiles scintillantes

Pour les amoureux
Le ciel sombre est bleu
Et pour toujours, les amoureux s’aiment
Mais quand même

La terre tourne comme une boule
Que l’on pousse tout le jour

Pour les enfants
C’est amusant
De compter dans la nuit
Les étoiles, leurs amies

La terre tourne comme une boule
Que l’on pousse tout le jour

Pour les savants
C’est désolant
D’apprendre que des étoiles mortes
Éclatent en météores
De tous les diamètres
Mais quand même

La terre tourne comme une boule
Que l’on pousse tout le jour

Juin 65





Poussière d'or

Devant la fenêtre baignée de parcelles de soleil
De la poudre d’or étincelle sur tes cheveux
Illuminés comme voile de mariée

Ainsi me parlais-tu en ces temps
Où la passion dominait tes pensées
Bel amoureux transi
Happé depuis par le quotidien

Maintenant, ma jeunesse disparue, mes cheveux éteints
Sont recouverts d’une astuce de couleurs
Venue cacher la poussière sur leur éclat

Au fil des années, le voile de mariée
Se transformera en un linceul immaculé
Pour recouvrir nos vieux corps épuisés

Je rêverai toujours de toi lorsque la mort me saisira
Car nous, les idéalistes, savons
Transcender la mortalité, le temps, l’éternité

Profitons encore un peu de ces années magnifiques
Où ni trop fous ni trop sages
La tête perdue dans les nuages
Nous apprécions nos affinités magiques

Vieil amour, cher amour
Rêve éternel, passion adorée
Amour vieillot de musée





Les couleurs de Prévost

Par monts et par vaux
Nous te découvrirons, cambrés sur nos chevaux
Humant l'air frais de la montagne
Admirant en toutes saisons ton enivrante beauté
Tes trésors ancestraux et maisons de campagne
Prévost, source ineffable de sérénité!

En la chaude saison
Nos pinceaux à l'aquarelle
Sur nos papiers traduiront
Tes lacs apaisants et chutes qui ruissellent
Nous libérant, artistes, des affres du temps

Couleurs à l'huile nous sortirons
Et nos pinceaux pareillement
Pour rendre hommage
À tes automnes flamboyants
Et ses oiseaux au beau ramage

La froidure venue
Nous devrons, hélas, ranger
Chevalets de campagne, parapluies et chapeaux
Puis, oh! quel bonheur, en ta gare centenaire
Nous pourrons partager ce qu’il y a de plus beau :
Tes lumières, muses d’émotions saisonnières

Au pastel nous peindrons
De la plus tendre façon
Coquelicots, prés et petits veaux
Cascades ou ruisseaux
Se gonflant au printemps

Le passage des saisons
À Prévost, pure merveille
Nous ouvre des horizons
À nuls autres pareils

Prévost, mon arc-en-ciel de passions!





De l'aube au crépuscule

De l’aube au crépuscule
J’aimerais vous toucher
Par le visage de ma vie
Brossé de ces touches minuscules
Qui façonnent notre destin

J’aurai décrit grâce à mes mains
La majesté
Du jour qui point
Et le mystère coloré
Des couchers de soleil lointains

Mes tableaux peints
Font dissiper l’ennui
Comme rosée du matin
Et renaître l’espoir
Comme souffle du soir

Partagerez-vous mon enthousiasme
En dépit du marasme
De petits jours ridicules
Et d’une certaine nostalgie?

De l’aube au crépuscule
Vous sera-t-il un vestibule
Vers de magiques ailleurs
Et quelques instants de bonheur?

Voilà une partie de mon univers
Avec amour, en majuscules
Il vous est offert
DE L’AUBE AU CRÉPUSCULE





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Mise à jour le 05.01.2004
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